Sous le Baobab de l'Algérie

23 · Publié le dimanche 5 juillet 2026

Assia Djebar
Assia Djebar · Wikimedia Commons · CC BY-SA 4.0
23Algériedimanche 5 juillet 2026

Indépendance du Algérie · 5 juillet 1962

Assia Djebar

1936 2015 · Littérature

Pendant longtemps, on a dit qu'aucune femme du Maghreb ne siégerait jamais parmi les immortels de l'Académie française. Assia Djebar, écrivaine algérienne, a passé sa vie à démontrer l'absurdité de cette idée en devenant la première d'entre elles.

Biographie

Née le 30 juin 1936 à Cherchell, Assia Djebar obtient son baccalauréat en 1953 et devient, en 1955, la première Algérienne admise à l'École normale supérieure de jeunes filles de Sèvres. Exclue en 1956 pour avoir participé à la grève étudiante algérienne, elle est réintégrée en 1959 sur intervention du général de Gaulle.

Elle publie son premier roman, La Soif, dès 1957, avant même l'indépendance de son pays.

Le déclic

Elle poursuit son œuvre après 1962 avec Les Enfants du nouveau monde, puis L'Amour, la fantasia en 1985, roman qui entrelace la mémoire de la conquête coloniale et celle des femmes algériennes. Elle réalise aussi deux films, dont La Nouba des femmes du mont Chenoua en 1978.

La réalisation

Le 16 juin 2005, elle est élue à l'Académie française, devenant la première femme du Maghreb à y siéger. Elle y est reçue le 22 juin 2006. Son œuvre reçoit de nombreuses distinctions internationales, dont le prix Neustadt en 1996 et le prix de la paix des libraires allemands en 2000.

Message pour les générations futures

Assia Djebar a passé sa vie à écrire ce que l'histoire officielle de l'Algérie indépendante oubliait de raconter, les voix des femmes pendant la guerre et après elle. À celles et ceux qui liront son parcours, une nation se raconte pleinement seulement quand toutes ses voix, y compris les plus silencieuses, trouvent enfin la parole. Rehema

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