Sous le Baobab du Zimbabwe

36 · Publié le samedi 18 avril 2026

Tsitsi Dangarembga
Photo : Rudolf H. Boettcher, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons
36Zimbabwesamedi 18 avril 2026

Indépendance du Zimbabwe · 18 avril 1980

Tsitsi Dangarembga

1959 → · Littérature & Cinéma

Pendant longtemps, on a dit qu'aucune femme noire du Zimbabwe ne publierait de roman en anglais. Tsitsi Dangarembga, écrivaine et cinéaste, a passé sa vie à démontrer l'absurdité de cette idée en devenant la première à le faire.

Biographie

Née le 4 février 1959 à Mutoko, en Rhodésie du Sud, Tsitsi Dangarembga étudie la médecine à Cambridge puis à l'université du Zimbabwe, avant de se tourner vers le cinéma à l'Académie allemande du film, à Berlin.

Le déclic

En 1988, elle publie Nervous Conditions, premier roman publié en anglais par une femme noire zimbabwéenne. Le livre entre en 2018 au classement des cent œuvres ayant façonné le monde établi par la BBC. En 1996, elle réalise Everyone's Child, premier long métrage dirigé par une femme noire zimbabwéenne.

La réalisation

Elle fonde en 2002 l'International Images Film Festival for Women. Son roman This Mournable Body est finaliste du Booker Prize en 2020. En 2021, elle devient la première femme noire lauréate du prix de la paix des libraires allemands, créé en 1950. Arrêtée en juillet 2020 lors d'une manifestation contre la corruption, elle est condamnée en 2022 pour avoir brandi une pancarte, avant que sa condamnation ne soit annulée en appel en mai 2023.

Message pour les générations futures

Tsitsi Dangarembga a ouvert, avec un seul roman publié en 1988, une porte qu'aucune femme noire de son pays n'avait franchie avant elle en littérature anglophone. À celles et ceux qui liront son parcours, on peut être à la fois pionnière de la littérature et, des décennies plus tard, toujours inquiétée pour avoir simplement tenu une pancarte. Rehema

Un·e artiste Zimbabwe à découvrir

Oliver Mtukudzi

Surnommé Tuku, Oliver Mtukudzi a porté la musique zimbabwéenne bien au delà de ses frontières avant de s'éteindre en 2019, laissant une œuvre immense mêlant tradition shona et guitare moderne. À écouter pour le découvrir, Neria.

Votre réaction